Regards croisés sur les métiers du bâtiment et des travaux publics
Sylvain Greverand, Directeur général de Bretagne Sud Bâtiment (BSB) entreprise de gros-œuvre
Vous êtes chargé du gros-œuvre de la construction de l’Ecole Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme, pouvez-vous nous exposer en quoi consistent votre rôle et vos fonctions ? BSB est spécialisée dans le gros-œuvre béton qui ne prend en compte que la structure en maçonnerie. C’est à distinguer du second œuvre correspondant aux lots techniques comme l’électricité, le chauffage, la plomberie ou la toiture que nous ne faisons pas.
Mon rôle sur les chantiers c’est d’être l’interlocuteur direct du maître d’ouvrage et du maître d’œuvre avant qu’ils soient en contact avec mes équipes sur le terrain.
Comme dans toute entreprise de taille moyenne avec 60 salariés, je suis l’homme de terrain mais aussi celui de la gestion, de l’organisation, du matériel… ; je suis un peu l’homme à tout faire ce qui suppose beaucoup de présence sur les différents pôles d’activités de l’entreprise !

Quel cursus et quelles formations avez-vous suivi pour exercer ce métier ? J’ai suivi une formation de technicien supérieur à travers le BTS Exécution de Travaux – Génie Civil. Ensuite j’ai exercé mon métier dans des entreprises nationales puis, pour revenir à des tailles plus humaines, j’ai intégré l’équipe plus petite et plus familiale de BSB en essayant de la faire progresser avec mon retour d’expériences. L’entreprise localisée à Ambon, à côté de Muzillac, rassemble aujourd’hui une soixantaine de salariés et une trentaine de sous-traitants.

En dehors du chantier de l’Ecole, avez-vous d’autres activités, chantiers ou points d’actualité dont vous pourriez nous faire part ? On a en ce moment une dizaine de chantiers en cours : quatre chantiers de logements collectifs, une maison de retraite, une maison de l’enfance à Plérin, des lotissements de pavillons et bien sûr, l’Ecole Nicolas Hulot, soit des chantiers situés à une cinquantaine de kilomètres autour de Vannes du fait de la nécessité d’être très présent sur les chantiers.

Concernant le chantier de l’Ecole, quelles difficultés ou quels intérêts rencontrez-vous à sa réalisation ? Ce chantier est tout en béton banché (soit sous coffrage métallique), murs intérieurs et murs extérieurs, et il va nous occuper jusqu’au courant du mois de juin. C’est notre métier et on s’y cantonne car il vaut mieux bien faire ce que l’on sait faire plutôt que de s’éparpiller.
C’est un chantier comme on a l’habitude d’en traiter mais qui, dans sa vocation, sort de l’ordinaire et c’est en cela qu’il devient intéressant de participer à un projet comme celui de l’Ecole. Et en plus il fait beau en ce moment et cela va nous faciliter la tâche…