La station de lagunage

 

 

Le principe  
L’alimentation  
L’alimentation en eau potable de l’École est assurée par le Syndicat de Questembert dont la ressource vient principalement de l’usine implantée à Ferel gérée par l'Institution d'Aménagement de la Vilaine.
L’eau est pompée dans cette rivière, immédiatement en amont du barrage d’Arzal.

Bien entendu, les usagers de l’école vont vivre dans le site en consommant de l’eau et en rejetant des eaux usées dont il convient d’assurer la collecte, l’évacuation et le traitement.

Ces rejets y compris ceux des équipements du parc de Branféré représentent 300 équivalent habitants.

Les études préalables (reconnaissance du sol, etc…) ont permis de proposer, parmi les scénarii envisageables, le système d’assainissement le mieux adapté aux diverses contraintes réglementaires et techniques :
  • un réseau de collecte eaux usées constitué de canalisations de 200 mm de diamètre, dirigent les eaux vers le site de traitement. Des regards de visite situés sur le parcours environ tous les 80 mètres permettent d’assurer une exploitation efficace par exemple en vérifiant l’état des conduites grâce à une caméra autotractée,
  • une lagune naturelle à microphytes qui permet l’épuration biologique avec des ingrédients :
    • l’énergie (le soleil),
    • les substances nutritives contenues dans les eaux usées sous forme de sels minéraux dissous, de matière organique à l’état dissous, colloïdal ou particulaire,
    • les algues microscopiques dites microphytes qui assurent l’oxygénation du milieu, assimilant certains composés azotés et phosphorés etc…

La circulation des eaux s’effectue par gravité dans trois bassins fonctionnant en série représentant une surface totale de plan d’eau de 3 750 m2 dont 2 250 m2 dans le premier bassin puis respectivement 900 m2 et 600 m2 dans les suivants. La hauteur d’eau est de l’ordre de 1 à 1,40 m. Un apport de terres argileuses permet l’étanchéité des bassins.


     
  Les principaux avantages de cette filière  
  • la source d’énergie est naturelle, le soleil,
  • l’absence de bruit à l’exception des cris des oiseaux qui y séjournent,
  • la réduction des germes pathogènes,
  • l’intégration dans le paysage,
  • la simplicité de l’exploitation,
  • l’adaptation aux variations des charges polluantes. En effet la fréquentation du parc et de l’école est de type saisonnier.

Quelques points faibles apparaissent notamment la nécessité de disposer d’une surface de terrain suffisante et la performance épuratoire moyenne en comparaison des autres techniques épuratoires plus poussées.

Bien entendu ces équipements nécessitent une exploitation efficace garant de leur fonctionnement optimal. Elle comprend :

  • l’entretien du pré-traitement préalable à l’entrée des eaux dans le premier bassin,
  • le nettoyage des abords (fauchage des herbes et faucardage, etc…),
  • le suivi de l’auto-surveillance qui s’inscrit dans une procédure réglementaire,
  • l’élimination des boues. Tout système de traitement des eaux usées entraîne une production de boues. Dans le cas présent, celle-ci s’effectue principalement dans le premier bassin. L’extraction de boues en excès est envisagée à une fréquence de l’ordre de 8 à 10 ans. Des matériels amphibies assurent cette opération et l’évacuation s’effectue généralement dans le cadre d’une valorisation agricole.

Les eaux usées épurées sont rejetées dans le ruisseau affluent de celui de Trevolo sous affluent de la Vilaine.

Ainsi va le cycle de l’eau…